De retour à Bangkok après Siem Reap au Cambodge pour deux jours avant de prendre le vol Thaï pour Melbourne.
Tout d’abord le choc de la ville, l’immensité des infrastructures de la mégapole. À Bangkok tout est disproportionné.
Les aéroports, les gares, les autoroutes urbaines qui coupent la ville en morceaux, les bretelles d’autoroutes en hauteur, le sky-train, les cheminements piétons aériens qui les enjambent ou les suivent, les centres commerciaux, les zones commerciales dont la version deluxe, c’est à dire les marques occidentales LVMH en tête, avec scénographies blingbling, soit la version populaire, des fourmilières humaines de 3000 boutiques de 5 m2, serrées et surchargées comme au bazar, mais sur 8 étages / plateaux de 500 x 200m. Dans le deuxième on trouve les mêmes marques, beaucoup moins chères, vraisemblablement des contrefaçons. Il ne semble pourtant pas que la cohabitation à quelles enjambées les uns des autres pose problème.
Les thaïlandais sont connectés à Internet 8 heures par jours, le smartphone est partout, bien entendu, y compris dans les mains des moines qui l’utilisent comme tout le monde y compris dans le métro, sans doute pour ne pas trop se faire remarquer.
Après bientôt un mois en Thaïlande et au Cambodge je me suis habitué et ma vision de Bangkok a un peu changé. Je suis surtout frappé par la modernité et le gigantisme, les vieux immeubles sales et moches me paraissent maintenant habitables ou chargés d’histoire, les paquets de câbles électriques à vue, comme une technique alternative de branchement assez courante dans de nombreux pays et les charrettes à bras ou échoppes sur scooter sont des moyens pratiques pour vendre de la nourriture ou préparer dans la rue des petits plats populaires et appétissants.
Le MOCA (Museum Of Contemporary Arts) est un magnifique bâtiment et habité par une collection privée, principalement les œuvres des élèves et disciples du professeur Sipa Bhirasri artiste sculpteur et enseignant en art florentin 1892-1962 qui a encouragé toute une génération de jeunes artistes Thaïlandais à développer des formes contemporaines inspirées des écoles européennes du XXème siècle, ancrées dans la culture Thaï.
Le résultat est vraiment impressionnant. Certes souvent inspiré de formes connues, impressionnisme, surréalisme, hyperréalisme ou abstraction conceptuelle, mais avec une qualité artistique, une ambition imaginative, une générosité et une finesse d’exécution exceptionnelles, un vrai bonheur à découvrir.
Nous avons traversé à pieds dans une chaleur étouffante une petite partie de l’immense campus KU pour Kasetsart Université, la faculté d’éducation qui comporte sa propre école élémentaire, sans doute fréquentée par les élites intellectuelles et le personnels de l’université.
Un peu plus loin la fac de musique ou plusieurs tubistes répétaient dispersés autours du bâtiment, pendant qu’une vidéo d’étudiants ringarde tournait en boucle sur un écran géant. Plus loin une station de radio et un ensemble d’immeuble d’un broadcast network appartenant à l’université.
Le réseau électrique Thaï est particulièrement visible, il semble même qu’une certaine esthétique du réseau comme lien visible fasse partie de la culture paysagère. Les réseaux 12v solaires dans les habitations isolés, les réseaux haute tension sur les routes et les réseaux de communication, dessinent en Thaïlande une belle variété de tours, de boîtiers et de fils.
La fonction ne semble pas vouloir se cacher, à moins qu’elle soit seulement assumée faute de mieux, comme dans pas mal de pays où le coût des réseaux enterrés est hors d’atteinte, mais il semble plutôt qu’aucune des compagnies privée en concurrence les unes avec les autres ne soit prête à en payer le prix.
Nous sommes partis de Paris il y a maintenant un mois formidable et passons à l’étape suivante de notre périple, en route pour l’Australie avec nos belles nouvelles valises maintenant assorties (merci les amis de l’ENSCi).
Outre la ville et l’aéroport d’Angkor, Siem Reap est aussi en elle même une ville fascinante, à la fois capitale régionale, cœur d’un tourisme culturel centré sur les temples, l’histoire et la civilisation Khmer, donc assez loin du tourisme de masse évoqué dans les posts précédents. Pourtant, il y a bien des hôtels de luxe, véritables palais et leurs cars pullman avec surtout des vieux, enfin probablement à peine plus vieux que nous, mais en cars pullman climatisés d’hôtels palais. La ville est un haut lieux d’échanges et de développement de projets internationaux, avec un grand nombre d’associations à but non lucratif, antennes d’écoles et d’universités internationales, de centre d’arts, galeries, manufactures artisanales, centres d’interprétation sautour de multiples activités et initiatives. Et puis il y a des quartiers, faubourgs ou campagnes plus isolées, en dehors, souvent au coin de la rue, des itinéraires touristique où la grande misère est criante. Dans un même quartiers des résidences cossues ou simplement agréables, côtoient des taudis en tôle sans fenêtre où vivent et travaillent des familles entières. Un fait frappant est que chaque maison, chaque famille est aussi une entreprise familiale. Entreprise de tout, récupération de cannettes et bouteilles en plastique, cuisine de rue, vente de fruits, réparation et revente de chaussures, vente, couture, réparation, lavage de vêtements, mobilier artisanal improbable, mécanique moto, ventilateurs et climatiseurs, pièces détachées de toutes sortes, objets usuels en plastique multicolore, horribles tableaux d’Angkor, de tigres ou d’étangs peints à la machine avec des couleurs à la fois criardes et déprimantes, galeries d’art contemporain, ateliers de vannerie, de réparation de tout, cafés qui ne font pas de café…etc.Tout ce qui peut rapporter quelque sous s’étale à l’infini le long des rues et des routes, avec souvent une grande redondance et une offre dépassant de loin la demande, donc très peu de clients, à tel point qu’on se demande comment ces travailleurs.euses acharné.es (9h par jour et 6 jours par semaine en moyenne), arrivent à gagner de quoi nourrir leur famille ou eux mêmes. La nuit est aussi très animée, avec de très nombreux restaurants, bars, pubs, clubs, marchés de nuit et des théâtres comme le Royal Theatre Restaurant où nous avons passé une merveilleuse soirée a voir de superbes représentations de théâtre dansé traditionnel. Le cirque école Phare, forme avec succès les enfants les plus traumatisé ou difficiles aux arts du cirque et propose des représentations publiques.
Nous avons aussi visité la ferme des papillons une belle initiative de réintroduction de 7 variétés de papillons décimés par l’abattage forestier intensif.
Il semble que toutes ces entreprises et initiatives soient le fruit d’une trop longue frustration après la fin du régime de Pol Pot, comme dans les ex pays du bloc soviétique. Tout ce qui était interdit semble devenir possible à commencer par l’autonomie, la liberté d’entreprendre, le capitalisme, et donc par effet de balancier on en arrive à une société hyper individualiste et fragmentée. Malheureusement surtout des micro entreprises et très peu de PME locale, surtout des succursales, car très peu d’investissements, et outre un nombre réduit de services publics, royaux, très peu de communs, c’est chacun pour soi, la débrouille et ceux qui se débrouillent le mieux, en haut de l’échelle sociale, qui ont su tisser leur toile et leurs empires, dominent en mêlant l’argent, les prises d’intérêt, la spéculation, la politique et le pouvoir. Bref un petit nombre de familles, généralement corrompues, tiennent le pays, le font tourner sans doute, mais le tiennent dans leurs griffes et l’empêchent d’évoluer politiquement, socialement, mais aussi brisent toute volonté d’innovation ou tout projet qui ne leur soit pas soumis. Ainsi en essayant de se moderniser et de s’ouvrir la société cambodgienne se sclérose se rigidifie et rate les véritables opportunités de progrès et de création de nouveaux paradigmes dans les domaines où elle pourrait exceller.
Par exemple, on n’y voit aucun panneau solaire et tout tourne au pétrole dont le prix, même peu taxé est démesuré par rapport aux salaires et qui produit une pollution atmosphérique en partie responsable du vieillissement accéléré de la population. Actuellement l’âge médian est de 27 ans contre 43 en France donc on voit beaucoup plus d’enfants et de jeunes que de personnes âgées, à part les touristes dons la très grande majorité à largement dépassé la soixantaine. Jacques Tati aurait sans doute pu faire un bon film des petits déjeuners et des bords de piscine d’hôtel où le grotesque dialogue avec le pathétique.
La circulation est folle, quand on est arrêté au feu rouge, des motos doublent sur la gauche toute la file pour tourner à droite. Quand le feu passe au vert, la file d’en face se sépare en deux entre ceux qui continuent tout droit et ceux qui vous coupent la route pour tourner à gauche devant vous.
Pour tourner à gauche depuis une voie à double sens, qu’il y ait un feu ou pas, on se colle sur la gauche de la voie, voire de la voie opposée, et on se glisse tant bien que mal entre les motos, les tuktuks et les voitures qui arrivent de la gauche pour rejoindre la gauche file de droite afin que ceux qui arrive souvent vite depuis la droite réussissent à se glisser sur votre droite. Bref un sacré bazar, et pourtant cela n’empêche pas que les motos soient surchargées par d’énormes cargaisons, toute la famille y compris les bébés, petits enfants assis sur le réservoir ou debout et le plus souvent sans casque. Imaginez donc quand plus de deux routes se croisent.
Mais comme tout cela se passe en douceur et en souplesse, on ne voit peu d’accrochages. Il faut dire que les cambodgiens sont accoutumés et conduisent les motos très tôt. De vraies mini motos électriques sont accessibles en lieux et place des tours de manège, sur circuit dans les parcs, aux enfants de moins de 5 ans, ils roulent déjà vite, s’amusent visiblement et conduisent déjà comme des as.
Le rangement des parkings de motos est tout un art. Dans les rues, partout là où il y a un point d’intérêt une personne vétue d’un gilet jaune et muni d’un bâton lumineux vous indique où vous garer, laissez vos casques sur les rétroviseurs, si vous n’êtes par parfaitement garé, l’agent aligne votre moto avec toutes les autres en respectant les 15 cm d’écart permettant tout juste de se glisser et ressortir sans toucher. Le parking est gratuit, devant les magasins, les restaurants et toutes les entreprises commerciales ou administrations où vous êtes considérés comme un client ou un contribuable et donc n’avez rien à payez.
Post Angkor
Siem Reap is a closely packed odd mixture of startling contrasts: wealth and poverty, modernity and a sense of stepping back in time. It’s difficult to make sense of the never-ending market stalls on the streets. Everyone seems to sell something, in Siem Reap and the villages beyond. The unregulated, sprawling market and sense of entrepreneurship appears to follow one dictate: sell, regardless of the fact that the offer largely exceeds the demand.
Street food stalls vie with silver or silk artefacts, statues and wooden and stone carved objects in hommage to Angkor Wat, along with shops selling telephones and sim cards and more mundane household goods.
Went to a Cambodian dance/ theatre show one evening. The musicians were given no place in the acknowledgments. The dancers were beautifully graceful with a great deal of charismatic presence. The costumes were gloriously harmoniously colourful.
We spent a couple more days motorbiking in the surrounding vicinity of Siem Reap. Visited the BBC, aka Bantereay Butterfly Centre and saw some very beautiful large butterflies, as well as all stages of butterfly life, which Dylan explained to us, almost as well as our guide.
Went to the outskirts of Bantereay Srei and learned a lot from the interpretation centre. Saw some amazingly intricate and distinctive bas reliefs from there in the Angkor National Museum a couple of days later. This particular temple acquired celebrity for numerous reasons, not least because of Malraux’s exploits in stealing / sawing off some bas reliefs / portals in an attempt to pay off his debts, acquired through an excessively extravagant life style. He was caught, convicted to 3 years prison in 1923, reduced to one year suspended sentence on appeal. That didn’t stop him from being made Minister of Culture some years later.
We also attempted to reach the lake of Tonle Sap, but couldn’t because we didn’t want to go on a tourist boat trip, and tourist motorbikes are not allowed to drive to the village.
We saw bright green rice fields.
Rice being dried by the side of the road and humble dwellings.
We heard and caught a glimpse of two village wedding ceremonies from the top of the hill.
Arriving in Siem Reap was like stepping in the trajectory of a hair dryer. The passage through border control (with our e-visa) and electronic arrival card was easy peasy and took a few minutes, contrary to expectations, so the online application was worth the earlier hard work.
Our ‘official taxi’ driver was very chatty so we learnt a few things on our one hour journey into Siem Reap. The Pandora Suite Angkor turned out to be an excellent choice, with a beautiful overflowing swimming pool surrounded by palm trees and flowers and no one else there. Hired a motorbike 125cc for 3 days.
The next three days were devoted to visiting the temples and sites of Angkor. Once again, obtaining our 3-day pass was a very simple process, no queue whatsoever. However, we were not, unfortunately, the only tourists at Angkor Wat. Nor was the tip from the seasoned traveler accurate (rather as predicted), as the sunset viewing (‘all alone’) was anything but a unique solitary experience. Describing our astonishing visits over the next few days is not an easy task. An impressionist, rather than realist, painting, seems appropriate.
Massive, geometric structures with an elegant and perfect harmonious sense of proportion and perspective. Intricate bas relief carvings by the hundreds of all sorts of battles of good against evil, monkey soldiers, elephants, divinities of all shapes and sizes, thousands of Apsaras ( dancers), a mixture of Hindu and Buddhist religion and culture.
Angkor Wat is imposing, massive, brutal in design. We actually preferred many of the smaller temples and monasteries, for example, the steep climb to the towers of Baphuon at the end of the day and many monkeys, including several families, playing in the dust and gathering together at dusk. Or Ta Prohm, heavily restored but a place of utter serenity (and empty when we arrived early morning) where nature and ruins are interwoven. The huge ceiba (fromagers in French because the wood from these trees was/is actually imported to France to make the wooden boxes of camembert) have taken over the site. Serenity and yet destruction here, as the trees have prevailed over human design and destroyed the once majestic buildings.
The King’s swimming pool (400m by 800m) is of impressive proportions.
Every temples had its steep ascent, Ta Kheo gave us the most wonderful view of the surrounding forest, even if I sat at the top and wondered how I would get down. The ingenious sense of proportion did not seem to extend to the size of the steps, much too high and narrow. Luckily our vantage point which appeared to be a sheer drop was not the way down.
Quaint signs of ‘way of visit’ which I assume is a translation from the French ‘sens de la visite’. I am allowed to think this as many renowned French archeologists were responsible for helping uncover and restore the sites. Another thing that is impressed us is the contemporary restoration of many sites, including with international cooperation (from India and elsewhere).
An amazing 2 storey library (12thc) at Preah Khan. Statuesque elephants at Mebon.
Fake doors with carvings. The walk across the reservoir to Neak Prean to see the perfectly square ponds with a sanctuary in the central one of a mythical (now beheaded) horse. Extraordinary feat of engineering to have created so many large, beautifully proportioned, reservoirs and dams.
The tip (worth a laugh) was to climb up to Phnom Bakheng to see the sunset for a solitary experience. We were dubious from the start and indeed the hordes were also at the rendezvous. Wonderful view of surrounding countryside and personally I liked the slightly hazy view of Angor Wat from afar, looking like a fairy tale castle. Needless to say we didn’t stay for the sunset experience and enjoyed the descent in the woods more, as dark fell swiftly around us.
Other images that have stuck in my mind. The bridge with decapitated Buddhas and a constant traffic jam. Seeing people on boats collecting the weeds on the reservoir early morning. The occasional pink of a lotus flower. Workers in green t-shirts sweeping up leaves and clearing up dirt everywhere. The lines of tuk tuk drivers along the road touting for work, many of whom snooze all day or play music / games on their phones. And the dozens of stalls selling street food, drinks, tat tourist ware – the offer far exceeding the demand.
It is safer to be on a motorbike than cross the road on foot in Siem Reap or in the Angkor Wat vicinity. No one walks ( apart from us) so we appear to be invisible.
Après l’expérience de Khao Sok et comme tous les lieux « indiqués » que nous avions regardés dans la région semblaient des attrapes touristes, nous sommes donc restés quelques jours dans la petite ville de Phang Nga.
Une ville industrieuse faute d’être industrielle, mais aussi une capitale régionale administrative et le véritable poumon d’activité à distance des sites prisés, notamment de la célèbre baie de Phang Nga. C’était un séjour très agréable où nous avons visité des sites en scooter, avons été arrêtés par la police et payé l’amende touristique de 500 Bath parce que nous n‘avions pas de permis international, mangé dans des petits restaus et cantines locales et profité du magnifique petit hôtel Origin, comme il est impossible de trouver dans les « resorts ». Son petit déjeuner Thaï était exceptionnel. Toutes sortes de petits paquets de riz collant fruités et parfumés aux confits, à la noix de coco, roulés dans des feuilles, d’essences et de couleurs variées, et brochés par une pique de bambou ( Ruth et moi avons convenu de ne pas parler de nourriture, sauf exception et c’était exceptionnel).
Le parcours découverte de la mangrove du parc National était génial. Nous l’avons fait à marrée basse et on voyait plein de choses qu’on ne voit pas en bateau : les différentes variétés de mangrove, les étonnants réseaux racinaires, les petits crabes et autres espèces endémiques.
Les parcs nationaux et les sites administratifs sont de véritables villes dans la ville. Beaucoup de gens y travaillent et y vivent, dont on ne comprend pas toujours ce qu’ils y font vraiment, sans doute à cause de notre vision d’étrangers, de nos mauvaises habitudes, puisqu’il semble qu’à part la garde républicaine et la gendarmerie, la plupart des résidences et avantages de fonctions semblent avoir fondu chez nous ces derniers temps. Nous avons donc fini par faire comme tous les autres touristes notre tour en bateau dans la baie de Phang Nga.
La baie de Phang Nga est absolument sublime et unique en son genre, tout du moins les reliefs karstiques nombreux en Asie sont très rares chez nous. Ce sont d’énormes rochers dressés au milieu de plaines alluvionnaires. Sans vouloir m’appesantir sur leur formes phalliques ou callipyges, ces magnifiques excroissances ne laissent personne indifférent. Celles de la baie de Phang Nga sont allongées sur l’eau ou dressées au milieu de magnifiques mangroves et relèvent de la pure magie.
Nous avions peur d’être aspirés dans un parcours touristique obligé, mais à part la visite du très étonnant village de Koh Panyee, en allant directement au port négocier le tour en bateau avec le représentant des bateliers c’était vraiment très facile et tranquille. Koh Panyee est un village de pécheurs musulmans, entièrement sur pilotis, principalement en béton aujourd’hui, mais la vie sur les planches semble fonctionner malgré l’espace très réduit, les rues font le plus souvent à peine un mètre de large ce qui n’empêche pas les habitants de s’y déplacer en vélo ou mobylette électrique, quelquefois avec d’imposantes cargaisons. La rue principale est un souk où se réplique à l’infini le kit complet des objets touristiques importés, on y trouve des écoles, un hôpital, des restaurants, des maisons de riches avec des grilles clinquantes sur deux étages montées sur d’épaisses dalles de béton, et beaucoup d’habitations plus frêles en planches de bois mal raboutées, clouées sur des planchers troués et habitées par des familles pauvres souvent nombreuses.
De tout petits enfants font du vélo laissés à eux mêmes sur un ponton entouré d’un rebord les empêchant de rouler directement dans la mer.
La roche plonge dans l’eau et à force d’être léchée par les vagues, sa base s’est creusée créant un surplomb donnant l’impression de gros cailloux posés sur l’eau et plus ou moins reliée à elle par de véritables pendentifs ou stalactites sculptés comme si ils venaient de s’élever depuis la mer et coulaient encore. À quelques endroits, des peintures rupestres ornent d’anciennes cavernes vielles de 3000 ans. Une végétation tropicale luxuriante s’accroche sur les parois rocheuses.
La plus grande partie des touristes ne visite que l’île de James Bond, très photogénique il faut bien dire, un parc avec une plage, centre commercial à ciel ouvert suivi d’une petite promenade à travers une faille rocheuse spectaculaire par des escaliers de jardins japonais et c’est à peu près tout. Nous avons vu et demandé au batelier de ne pas nous y arrêter, ce qui l’a fait sourire.
Finalement, le moutonnage à cela de bon qu’il rassemble ses adeptes, permettant aux autres de prendre leurs aises à l’écart. Comme dans beaucoup de zones touristiques, il suffit de s’éloigner un peu pour voyager heureux.
Le lendemain nous prenions le vol depuis Phuket International Airpot (Thaïlande) à Siem Reap (Cambodge). Le peu que nous avons aperçu de Phuket était assez traumatique, un peu comme nos régions de bord de mer à nous, très construit, avec de grands hôtels sur des grandes avenues, beaucoup de circulation, bref l’industrie du tourisme, avec la différence que la plupart des vols viennent d’Eurasie. Apparement touristes et investisseurs locaux les plus nombreux sont les Russes, suivis des Chinois puis des pays Arabes. Les européens sont présents, mais à part Moscou aucun vol direct affiché.
Le ciel était très beau avec des nuages bourgeonnant ici et là. Au survol le sud du Cambodge était très brumeux, nuage d’évaporation des rizières encore partiellement inondées allié à la pollution. Le lac Tonlé Sap comme un tableau de Turner où les eaux boueuses et les marécages qui l’entourent se confondent avec la brume.
Arrivé dans un aéroport flambant neuf et très stylé, avant goût de la sophistication stylistique Cambodgienne / Khmer, le second étant de plus en plus utilisé pour la culture traditionnelle comme contemporaine.
Last morning at Koh Phra Thong we walked along the road and then to the beach next to Monkey Hill. Left wistfully (hope we’ll go back one day) and took the truck along the road to the port, observing the (mostly unoccupied and not very attractive) cement apartment blocks built by the Swiss after the tsunami. Took longtail prow boat to Khuraburi Pier, then shared a taxi with a Dane (who lives in Bangkok) and an Englishman to Takua Pa where we caught a bus to Khao Sok. You can always find a meal in the bus stations, including delicious fried sardines.
Khao Sok is a dump of a place, teeming with tourists and we had the impression of arriving in a sort of tacky Disneyland. The Khao Sok Green Mountain Lodge hotel was outside the village and rather a disappointment, with leaky plumbing, lice and no mosquito nets on the windows, even if the staff were efficient and helpful. After settling in, short walk to the river and a dash back inside to avoid the 2h mosquito swarm, we went into the village for the evening with the hotel taxi service, climbing up into the truck and enjoying the cool breeze.
The next morning we went off on our day jungle trek, driven by Jaja, who scared both of us with the idea we might see tigers (which we did not). For our trekking expedition, we had 2 national forest jungle guides (Poun and Arm), only one of whom spoke English, but Arm was very observant and also solicitous of our wellbeing, particularly when the 13km trek proved a little arduous, over many boulders, which made Fontainebleau seem easy.
We were joined by 2 young Americans from Missouri, with whom we had little in common once it was established that the young man had a collection of 6 firearms and boasted about the fact you could walk into a store and buy a gun.
We were of course not the only group of tourists doing a jungle trek (I taught another guide the word for tadpole), but were lucky enough to see 3 very poisonous snakes (all high up around tree branches), 2 large golden spiders the size of a hand,
plenty of macaque monkeys, including one who used the picnic area, fish in the water, stick insects, the house of trapdoor spiders (they only come out at night-time), the cocoons of cicadas, a huge wild bee hive, lizards and a multi colored caterpillar. The most amazing feature were the trees, from rattan, used as safety ropes on the steeper part of the climb,
huge bamboos and the extraordinary sight of 3 trees, intertwined and embracing like friends, enabling the middle tree to survive and grow taller.
The trek was quite difficult, not because of the terrain but mainly the intense humid heat. We were glad to stop by the waterfalls and also by the water at lunch time, deep into the jungle behind the locked gate, where Arm prepared a feast of fruit for us. We were accompanied by the chattering monkeys on the other side of the river and the cracking, booming almost gunshot sound of the giant bamboos shaking in the wind.
I might not have been the fastest climbing the rocks or crossing on bamboo-made bridges across the water, but I marched at a quick pace on the homeward path, my head full of the green symbiotic nature of the magnificent and huge rainforest trees.
The next day we took a minivan (collective taxi) to Phang Nga. Bus station. A very experienced and seasoned traveler gave us a tip for Angkor Wat. We found our first (shared) tuktuk to the Phang Nga Origin hotel, which turned out to be delightful. A very tasteful establishment, not apparent from the outside, a room with a balcony and a view of luxuriant foliage (coconut trees and palm fronds), as well as the hills behind. The hotel staff were very helpful, even if their hand drawn map didn’t correspond to Roland’s idea of heuristic map design, which meant we had to walk much farther than we thought to find a place to eat in the evening, compensated by a delicious chicken coconut soup. The town is not touristy, full of little workshops, banks, schools and people working and talking.
Actually we were probably the only mad people walking in the streets in the whole town.
After hiring a Honda 125 cc motorbike from the hotel, and a Thai breakfast of sweet flavoursome rice wrapped into triangles and oblongs in banana leaves, we drove off to the Dragon Cave Temple Praya Nakarach) about 20km away . After a short drive, we realised the petrol tank was empty, contrary to what we had been told, so needed to turn round to find a petrol station. After filling up we were unlucky enough to get stopped by a police control, which involved a 12 euros fine for not having an international driver’s licence. Luckily for us we just had read up that this could happen and the policeman was actually quite nice. We now have a safe pass for 7 days and a piece of paper to prove it.
The drive to the temple proved to be challenging, not only because a part was on a motorway, but also the end of the road was a dirt track of dirt tracks, which eventually turned into a wiggly and bumpy walking path and I had to get off and walk. Roland pushed the bike. It was very beautiful and peaceful, surrounded by palm tree plantations, even if we began to wonder at one point if the track was really going to lead to the temple, as Google Maps indicated. Luckily for us, it did and was well worth the visit. The temple is up 200 steps, hanging between earth and sky off a huge vertical rock cliff, where a series of caves are carved, with the most astonishing massive stalactite limestone rock formations like a huge mouth with teeth, inhabited by monks praying and monkeys playing on the balustrades.
On our return journey, on the opposite side of the valley, the supposedly winding mountain road, seemed like a cinch, compared to the outbound one off the beaten track. We stopped by the painted rock caves for a late lunch in a shack. Aside the rock paintings, we came upon a group of monkeys having a bath in a pond, playing and laughing like children.
J’aimerai ici, à la suite de Witold Gombrovicz et d’autres auteurs rendre un hommage appuyé aux artistes de second ordre : ignorés, oubliés, interdits d’antenne ou simplement dont l’œuvre est peu appréciés par leurs pairs, leurs contemporains ou leurs proches.
J’ai trouvé là sur la plage ces tableaux réalisés par des crabes sabulicoles (Bubbler Crabs). Leur œuvre monumentale et mirifique dépasse l’entendement.
Ils sont des milliers sur chaque plage autour des océans à chaque marrée descendante à créer ces tableaux extraordinaires, que la plupart du temps personne ne voit, n’expose ni ne commente. Les piétons les écrasent, les marrées les effacent.
Ces crabes ne se montent pas car ils sont très craintifs. On ne voit leurs travaux éphémères que quelques heures. Ils relèvent autant de ceux d’Hercule pour la force déployée que de Sisyphe pour leur acharnement dans la réplication deux fois par jour, jamais achevée et sans aucune reconnaissance.
Leur expérience est, comme vous le savez, loin d’être unique dans le monde des vivants, mais elle n’enlève rien à leur talent. Leur humilité les honore et nous rappelle, si on l’oubliait, que pour beaucoup d’artistes, l’amour de l’art, ou la survie par la création, est le plus souvent gratuite ou rarement gratifiante. Leur activité créatrice suffit tout juste à les nourrir, et pas tous loin s’en faut.
Pierre Boulez dont le talent tenait peu à l’humour appelait les artistes reproduisant les savoirs-faire du passé des « Gagne-petits ».
Les crabes sabulicoles (genre Scopimera), sont de minuscules crustacés qui s’activent dès que la mer se retire. À marée basse, ils sortent de leur terrier central pour se nourrir en filtrant le sable humide afin d’en extraire les micro-organismes nutritifs. Une fois le sable nettoyé, ils le rejettent sous forme de petites boulettes sphériques qu’ils disposent soigneusement en rayons ou en spirales autour de leur trou pour éviter de repasser deux fois au même endroit. Ce travail de fourmi, à la fois efficace et artistique, disparaît à chaque nouvelle marée, laissant place à une surface lisse prête pour le cycle suivant.
Bienvenu au bal des cigales de 6:20 à 6:40 et de 18:30 à 18:50.
Belle surprise en arrivant le premier soir sur Kho Phra Thong. À la minute où le dernier rayon de soleil plonge dans la mer d’Andaman, les cigales se mettent toutes à chanter en même temps de façon quasiment synchronisée, puis c’est un long decrescendo d’une quinzaine de minutes, jusqu’à ce que la nuit soit tombée. Le matin autour de 6:00 dès que la lueur du jour indique l’arrivée prochaine du soleil, même scénario mais avec un fade-in plus long.
Parfois il y a même des faux départs, comme à l’orchestre. J’en ai enregistré un que voici.
Contrairement aux cigales provençales, celles-çi font partie de celles produisant une stridulation quasiment continue. Certaines produisent un bruit très fort, voir assourdissant, saturant le préamplificateur de notre petit enregistreur.
Après quelques jours d’observation le phénomène est un peu plus complexe qu’il n’y paraît à première écoute. Il semble plutôt qu’une première cigale se lance doucement ayant estimé qu’il est l’heure. Sera t’elle suivie, par un petit groupe ou par toutes ?
Quelquefois on entend d’autres cigales au loin avant que celles d’ici ne démarre. Si tout le monde ne démarre pas ça s’arrête.
Mais surtout ce qui m’intéresse tout particulièrement est la dimension spatiale et polyphonique. L’impression de crescendo est au début dû a l’accroissement de la polyphonie, puis une fois que les cigales sont sûres que tout le monde a bien démarré alors on monte le volume et on ajoute des variations individuelles qui donne une impression de diversité sonore unique en son genre. En effet tous les sons de cigales se ressemblent mais sont en fait différents en allure, timbre, diffusion, position, réflexions…etc.
Le décrescendo lui se fait simultanément par atténuation et disparition des parties individuelles les unes après les autres. Puis à la fin les cigales restantes s’arrêtent toutes en même temps à quelque dixièmes de seconde près. Chute raide comme dirait Schaeffer.
En tout cas ils semble bien qu’elles s’écoutent et n’ont pas besoin de chef d’orchestre. Certes la partition est sommaire et procédurale, mais pas si simple de jouer ensemble quand on est des milliers dans le même orchestre.
6:15 du matin. Dès 6:00 à la première lueur du jour, les oiseaux ouvrent le bal en s’annonçant successivement, puis les cigales se lancent.
18:30 le soleil vient à peine de disparaître derrière l’horizon. dns la pinède un faux départ, puis après une petite attente l’orchestre se met en route. Ensuite je me promène avec l’enregistreur en essayant d’approcher le micro des cigales les plus puissantes. La variabilité due à la navigation sonore dans cette masse de sources multiples est très riche et immersive.
Nous avons passé une semaine de vrais vacanciers au bord de la mer dans un endroit absolument paradisiaque. De grands bungalows luxueux sur pilotis dans la pinède bordant une des plus belle plage du monde. En tout cas pour nous qui n’allons pas très souvent à la mer parce que bondée et inabordable.
Ici c’est loin, mais exceptionnel.
L’île de Kho Phra Thong a été d’autant plus touchée par le tsunami de 2004 qu’elle ne comporte aucun relief et que son point culminant est a 10m a peine du niveau de la mer, donc il n’y a avait rien a faire pour éviter une vague de 10m. Il y a donc eu beaucoup de victimes et tout a été à reconstruire.
Moken Eco-Village est un village touristique charmant avec une charte écologique et bien intégré dans le tissus local. Il n’y a que quelques villages hôteliers sur l’île qui sont tous sur le même modèle à des prix différents. Outre fournir du travail aux locaux, ils respectent des règles de construction anti tsunami, sont principalement alimentés en électricité solaire, utilisent de l’eau de pluie qui est purifiée et traitée pour être bue, entretiennent la forêt et la plage si besoin. Bien-sûr entre les annonces et la réalité il y a des différences notables, comme le fait que l’électricité solaire n’alimente que la lumière des bungalows mais pas les parties communes. Que les emplois sont très hiérarchisés et que les tâches ingrates sont réalisées par des migrants, mais on connaît des situations comparables chez nous.
Mais au delà de la discipline professionnelle, il semble que l’essentiel se passe dans la tranquillité et le respect mutuel, dans une ambiance plutôt familiale. Ils organisent également les arrivées et départs des voyageurs. Nous avons notamment appris que le prix d’un trajet en bus ou en taxi est pour eux un dixième de ce que nous avons payé en utilisant les plateforme de réservation en ligne comme 12GO.
Bref le grand luxe tel que nous l’entendons. Merci à Sophie et Antoine pour la recommandation. Nous recommandons vraiment.
Not much commentary in English for now as I’m still drinking it all in. Being here, on a paradisiacal island, swimming, snorkeling, reading and watching the sunsets is beyond my dreams. A feast for the eyes, ears and palate (the food is delicious).
We had an adventure when we went kayaking yesterday to one of the mini islands with a mischievous monkey. We tied up our waterproof kayaking bag, as instructed, but while we were snorkeling, a macaque monkey tore open the bag with his teeth and stole our water bottles. We were lucky enough to meet the culprit and find the bottles gleaming in the trees afterwards.
We have seen hornbill birds and butterfly lizards (different kinds of lizards pictured below).
Pèche au calamar de nuit à la lumière beu et verte en mer d’Andaman, dont la Thaïlande est le premier « producteur » au monde.
Une ville tentaculaire et surprenante réunissant tous les extrêmes comme pas mal de capitales mais avec chacune ses spécificités. Ici les maisons bourgeoises et les hôtels grattes ciels de luxes côtoient des habitats insalubres, les centres commerciaux hype et les chariots à bras de cuisine de rue.
Les avenues sont des canyons creusées par ou pour de véritables autoroutes urbaines de 4 à plus de 8 voies, qu’on ne peut traverser que par des passerelles, de chaque côté, de petits trottoirs affairés, remplis de poteaux, affiches, arrêts de bus, ou les employés pressés et les écoliers en costume à l’anglaise côtoient les sdf, ou s’enchaînent les enseignes internationales, boutiques de tout, échoppes sombres, et allées d’accès pour limousines arborées de cocotiers et flanqués d’immenses logos clinquants.
Et pour couronner cet écosystème urbanistique, le ciel rarement visible est occupé par le métro aérien ou d’autres bretelles d’autoroute : lourdes structures de béton à plusieurs étages. L’ambiance globale de ces avenues fait penser au film blade runner, toutes proportions gardées.
Au milieu des grattes ciels aux allures futuristes, où à l’évidence quelques architectes se sont faits plaisir en inventant toutes sortes de coiffes, percées, florales, déstructurées, déséquilibrées, rondouillardes, en lame de couteau, en arches, cucurbitomorphes ou saucissomorphes et autres inspirations formelles des plus stylées. Au milieu de ces tours, donc des parcs qui rappellent le millenium parc de Chicago, mais cette fois avec de véritables et surprenants jardins tropicaux en zone humide adoptés par des espèces animales improbables, varans, oiseaux aux sons inconnus pour moi, grenouilles…etc
Les palais, les temples, l’état ,l’armée et la police sont partout.
La reine mère Sirikit décédée en octobre 2025 dont le portrait apparaît partout reste l’image de la royauté préférable de la majorité des Thaïlandais qui lui voue un véritable culte, a plus forte raison pendant l’année de deuil qui lui est actuellement consacrée. À l’inverse le roi actuel Rama X est considéré par certains, ce qui n’est bien entendu pas mon avis, puisqu’en tant que touriste je n’ai pas le droit de dire publiquement du mal de la famille royale, mais des gens disent, la rumeur dit, que le roi est un profiteur, un des hommes les plus riche du monde, vivant habituellement dans les Alpes bavaroises, sans beaucoup de considération pour son pays ni véritablement d’empathie son peuple et qu’il ferait mieux d’abdiquer pour le salut de son pays.
La police et les militaires sont très présents.
Le flicage est de mise. Dans la rue, les monuments, les hôtels, et sur les route ou les passagers de bus sont contrôlés aux passages entre chaque région. Si le visa de tourisme est expiré, bonjour les emmerdes.
Ranong est notamment réputé, car il suffirait aux touristes qui s’installent pour plus de 3 mois de faire un petit aller-retour au Myanmar à quelques coups de rames de là et de revenir avec un nouveau visa pour prolonger leur séjour. Pour les travailleurs immigrés c’est plus compliqué et il semble que même si ils forment une bonne partie de la main d’œuvre, notamment dans le tourisme, leur reconnaissance ne soit pas facilitée. L’UNHCR gère 9 camps de réfugiés le long de la frontière du Myanmar, où sont parqués des centaines de milliers de migrants, notamment Royingha. La loi Thaïlandaise stipule que s’ils sont pris dehors ils seront emprisonnés et reconduits dans leur pays d’origine. Un refrain trop connu.
Bangkok was exciting, chaotic, noisy and colourful in a jetlag haze.
We took the bus boat on the morning of our arrival to get the layout of the land. Cracked the metro system and later on wandered through a luscious park full of birdsong. The birds stopped chattering when Roland tried to record them.
The next day we used the bus and went to the National Museum of Bangkok, full of wondrous beauty. Aside a huge range of palanquins, each with its own name, we were struck by the mother of pearl inlay techniques, porcelain painting, musical instruments, more pleasing to look at than listen to, and a huge selection of Buddha, as well as some Shiva, statues. We noticed the numerous stone 8thc wheels of law, representing Buddhist instruction ( right concentration, effort, intention, view, speech, mindfulness, livelihood and action.
Sat in a park afterwards with noisy crows to drink it in.
The (not 10 but only 9h!) bus journey from Bangkok to Ranong passed in a viridescent profusion of banana, cocounut and bamboo trees. Rubber trees too that have no leaves and little pots at the base to collect the sap. Walked from bus stop to hotel, despite entreaties from numerous taxi drivers.
After a comfortable night in Ranong, a stopover nondescript place with a very tasteful comfortable hotel, we took a local winding bus route, with a barefooted bus driver, to Khura Buri Pier, picked up at junction then on to a red and blue long prow boat ( 50 minute ride) to Koh Phra Thong. The captain was barefooted too.
We landed on the beach and suggested taking our shoes off. Roland jumped and the sand van driver awaiting us escorted me off on his shoulders ( a missed opportunity for a photo).
The bungalow is vast, stylish and very comfortable.
A paradisiacal beach with very squeaky sand.
A chorale of cicadas at sunset after the sun dropped into sea like a golden ball in perfect synchronisation.