Roland CAHEN

Bangkok

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Une ville tentaculaire et surprenante réunissant tous les extrêmes comme pas mal de capitales mais avec chacune ses spécificités. Ici les maisons bourgeoises et les hôtels grattes ciels de luxes côtoient des habitats insalubres, les centres commerciaux hype et les chariots à bras de cuisine de rue.

Les avenues sont des canyons creusées par ou pour de véritables autoroutes urbaines de 4 à plus de 8 voies, qu’on ne peut traverser que par des passerelles, de chaque côté, de petits trottoirs affairés, remplis de poteaux, affiches, arrêts de bus, ou les employés pressés et les écoliers en costume à l’anglaise côtoient les sdf, ou s’enchaînent les enseignes internationales, boutiques de tout, échoppes sombres, et allées d’accès pour limousines arborées de cocotiers et flanqués d’immenses logos clinquants.

Et pour couronner cet écosystème urbanistique, le ciel rarement visible est occupé par le métro aérien ou d’autres bretelles d’autoroute : lourdes structures de béton à plusieurs étages. L’ambiance globale de ces avenues fait penser au film blade runner, toutes proportions gardées.

Au milieu des grattes ciels aux allures futuristes, où à l’évidence quelques architectes se sont faits plaisir en inventant toutes sortes de coiffes, percées, florales, déstructurées, déséquilibrées, rondouillardes, en lame de couteau, en arches, cucurbitomorphes ou saucissomorphes et autres inspirations formelles des plus stylées. Au milieu de ces tours, donc des parcs qui rappellent le millenium parc de Chicago, mais cette fois avec de véritables et surprenants jardins tropicaux en zone humide adoptés par des espèces animales improbables, varans, oiseaux aux sons inconnus pour moi, grenouilles…etc

Les palais, les temples, l’état ,l’armée et la police sont partout.

La reine mère Sirikit décédée en octobre 2025 dont le portrait apparaît partout reste l’image de la royauté préférable de la majorité des Thaïlandais qui lui voue un véritable culte, a plus forte raison pendant l’année de deuil qui lui est actuellement consacrée. À l’inverse le roi actuel Rama X est considéré par certains, ce qui n’est bien entendu pas mon avis, puisqu’en tant que touriste je n’ai pas le droit de dire publiquement du mal de la famille royale, mais des gens disent, la rumeur dit, que le roi est un profiteur, un des hommes les plus riche du monde, vivant habituellement dans les Alpes bavaroises, sans beaucoup de considération pour son pays ni véritablement d’empathie son peuple et qu’il ferait mieux d’abdiquer pour le salut de son pays. 

La police et les militaires sont très présents.

Le flicage est de mise. Dans la rue, les monuments, les hôtels, et sur les route ou les passagers de bus sont contrôlés aux passages entre chaque région. Si le visa de tourisme est expiré, bonjour les emmerdes.

Ranong est notamment réputé, car il suffirait aux touristes qui s’installent pour plus de 3 mois de faire un petit aller-retour au Myanmar à quelques coups de rames de là et de revenir avec un nouveau visa pour prolonger leur séjour. Pour les travailleurs immigrés c’est plus compliqué et il semble que même si ils forment une bonne partie de la main d’œuvre, notamment dans le tourisme, leur reconnaissance ne soit pas facilitée. L’UNHCR gère 9 camps de réfugiés le long de la frontière du Myanmar, où sont parqués des centaines de milliers de migrants, notamment Royingha. La loi Thaïlandaise stipule que s’ils sont pris dehors ils seront emprisonnés et reconduits dans leur pays d’origine. Un refrain trop connu.

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