Outre la ville et l’aéroport d’Angkor, Siem Reap est aussi en elle même une ville fascinante, à la fois capitale régionale, cœur d’un tourisme culturel centré sur les temples, l’histoire et la civilisation Khmer, donc assez loin du tourisme de masse évoqué dans les posts précédents. Pourtant, il y a bien des hôtels de luxe, véritables palais et leurs cars pullman avec surtout des vieux, enfin probablement à peine plus vieux que nous, mais en cars pullman climatisés d’hôtels palais. La ville est un haut lieux d’échanges et de développement de projets internationaux, avec un grand nombre d’associations à but non lucratif, antennes d’écoles et d’universités internationales, de centre d’arts, galeries, manufactures artisanales, centres d’interprétation sautour de multiples activités et initiatives. Et puis il y a des quartiers, faubourgs ou campagnes plus isolées, en dehors, souvent au coin de la rue, des itinéraires touristique où la grande misère est criante. Dans un même quartiers des résidences cossues ou simplement agréables, côtoient des taudis en tôle sans fenêtre où vivent et travaillent des familles entières. Un fait frappant est que chaque maison, chaque famille est aussi une entreprise familiale. Entreprise de tout, récupération de cannettes et bouteilles en plastique, cuisine de rue, vente de fruits, réparation et revente de chaussures, vente, couture, réparation, lavage de vêtements, mobilier artisanal improbable, mécanique moto, ventilateurs et climatiseurs, pièces détachées de toutes sortes, objets usuels en plastique multicolore, horribles tableaux d’Angkor, de tigres ou d’étangs peints à la machine avec des couleurs à la fois criardes et déprimantes, galeries d’art contemporain, ateliers de vannerie, de réparation de tout, cafés qui ne font pas de café…etc.Tout ce qui peut rapporter quelque sous s’étale à l’infini le long des rues et des routes, avec souvent une grande redondance et une offre dépassant de loin la demande, donc très peu de clients, à tel point qu’on se demande comment ces travailleurs.euses acharné.es (9h par jour et 6 jours par semaine en moyenne), arrivent à gagner de quoi nourrir leur famille ou eux mêmes. La nuit est aussi très animée, avec de très nombreux restaurants, bars, pubs, clubs, marchés de nuit et des théâtres comme le Royal Theatre Restaurant où nous avons passé une merveilleuse soirée a voir de superbes représentations de théâtre dansé traditionnel. Le cirque école Phare, forme avec succès les enfants les plus traumatisé ou difficiles aux arts du cirque et propose des représentations publiques.

Nous avons aussi visité la ferme des papillons une belle initiative de réintroduction de 7 variétés de papillons décimés par l’abattage forestier intensif.


Il semble que toutes ces entreprises et initiatives soient le fruit d’une trop longue frustration après la fin du régime de Pol Pot, comme dans les ex pays du bloc soviétique. Tout ce qui était interdit semble devenir possible à commencer par l’autonomie, la liberté d’entreprendre, le capitalisme, et donc par effet de balancier on en arrive à une société hyper individualiste et fragmentée. Malheureusement surtout des micro entreprises et très peu de PME locale, surtout des succursales, car très peu d’investissements, et outre un nombre réduit de services publics, royaux, très peu de communs, c’est chacun pour soi, la débrouille et ceux qui se débrouillent le mieux, en haut de l’échelle sociale, qui ont su tisser leur toile et leurs empires, dominent en mêlant l’argent, les prises d’intérêt, la spéculation, la politique et le pouvoir. Bref un petit nombre de familles, généralement corrompues, tiennent le pays, le font tourner sans doute, mais le tiennent dans leurs griffes et l’empêchent d’évoluer politiquement, socialement, mais aussi brisent toute volonté d’innovation ou tout projet qui ne leur soit pas soumis. Ainsi en essayant de se moderniser et de s’ouvrir la société cambodgienne se sclérose se rigidifie et rate les véritables opportunités de progrès et de création de nouveaux paradigmes dans les domaines où elle pourrait exceller.
Par exemple, on n’y voit aucun panneau solaire et tout tourne au pétrole dont le prix, même peu taxé est démesuré par rapport aux salaires et qui produit une pollution atmosphérique en partie responsable du vieillissement accéléré de la population. Actuellement l’âge médian est de 27 ans contre 43 en France donc on voit beaucoup plus d’enfants et de jeunes que de personnes âgées, à part les touristes dons la très grande majorité à largement dépassé la soixantaine. Jacques Tati aurait sans doute pu faire un bon film des petits déjeuners et des bords de piscine d’hôtel où le grotesque dialogue avec le pathétique.

La circulation est folle, quand on est arrêté au feu rouge, des motos doublent sur la gauche toute la file pour tourner à droite. Quand le feu passe au vert, la file d’en face se sépare en deux entre ceux qui continuent tout droit et ceux qui vous coupent la route pour tourner à gauche devant vous.

Pour tourner à gauche depuis une voie à double sens, qu’il y ait un feu ou pas, on se colle sur la gauche de la voie, voire de la voie opposée, et on se glisse tant bien que mal entre les motos, les tuktuks et les voitures qui arrivent de la gauche pour rejoindre la gauche file de droite afin que ceux qui arrive souvent vite depuis la droite réussissent à se glisser sur votre droite. Bref un sacré bazar, et pourtant cela n’empêche pas que les motos soient surchargées par d’énormes cargaisons, toute la famille y compris les bébés, petits enfants assis sur le réservoir ou debout et le plus souvent sans casque. Imaginez donc quand plus de deux routes se croisent.
Mais comme tout cela se passe en douceur et en souplesse, on ne voit peu d’accrochages. Il faut dire que les cambodgiens sont accoutumés et conduisent les motos très tôt. De vraies mini motos électriques sont accessibles en lieux et place des tours de manège, sur circuit dans les parcs, aux enfants de moins de 5 ans, ils roulent déjà vite, s’amusent visiblement et conduisent déjà comme des as.
Le rangement des parkings de motos est tout un art. Dans les rues, partout là où il y a un point d’intérêt une personne vétue d’un gilet jaune et muni d’un bâton lumineux vous indique où vous garer, laissez vos casques sur les rétroviseurs, si vous n’êtes par parfaitement garé, l’agent aligne votre moto avec toutes les autres en respectant les 15 cm d’écart permettant tout juste de se glisser et ressortir sans toucher. Le parking est gratuit, devant les magasins, les restaurants et toutes les entreprises commerciales ou administrations où vous êtes considérés comme un client ou un contribuable et donc n’avez rien à payez.

Post Angkor
Siem Reap is a closely packed odd mixture of startling contrasts: wealth and poverty, modernity and a sense of stepping back in time. It’s difficult to make sense of the never-ending market stalls on the streets. Everyone seems to sell something, in Siem Reap and the villages beyond. The unregulated, sprawling market and sense of entrepreneurship appears to follow one dictate: sell, regardless of the fact that the offer largely exceeds the demand.
Street food stalls vie with silver or silk artefacts, statues and wooden and stone carved objects in hommage to Angkor Wat, along with shops selling telephones and sim cards and more mundane household goods.
Went to a Cambodian dance/ theatre show one evening. The musicians were given no place in the acknowledgments. The dancers were beautifully graceful with a great deal of charismatic presence. The costumes were gloriously harmoniously colourful.
We spent a couple more days motorbiking in the surrounding vicinity of Siem Reap. Visited the BBC, aka Bantereay Butterfly Centre and saw some very beautiful large butterflies, as well as all stages of butterfly life, which Dylan explained to us, almost as well as our guide.
Went to the outskirts of Bantereay Srei and learned a lot from the interpretation centre. Saw some amazingly intricate and distinctive bas reliefs from there in the Angkor National Museum a couple of days later. This particular temple acquired celebrity for numerous reasons, not least because of Malraux’s exploits in stealing / sawing off some bas reliefs / portals in an attempt to pay off his debts, acquired through an excessively extravagant life style. He was caught, convicted to 3 years prison in 1923, reduced to one year suspended sentence on appeal. That didn’t stop him from being made Minister of Culture some years later.
We also attempted to reach the lake of Tonle Sap, but couldn’t because we didn’t want to go on a tourist boat trip, and tourist motorbikes are not allowed to drive to the village.

We saw bright green rice fields.

Rice being dried by the side of the road and humble dwellings.

We heard and caught a glimpse of two village wedding ceremonies from the top of the hill.
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