Roland CAHEN

Retour à Bangkok

Écrit par

dans

De retour à Bangkok après Siem Reap au Cambodge pour deux jours avant de prendre le vol Thaï pour Melbourne.

Tout d’abord le choc de la ville, l’immensité des infrastructures de la mégapole. À Bangkok tout est disproportionné.

Les aéroports, les gares, les autoroutes urbaines qui coupent la ville en morceaux, les bretelles d’autoroutes en hauteur, le sky-train, les cheminements piétons aériens qui les enjambent ou les suivent, les centres commerciaux, les zones commerciales dont la version deluxe, c’est à dire les marques occidentales LVMH en tête, avec scénographies blingbling, soit la version populaire, des fourmilières humaines de 3000 boutiques de 5 m2, serrées et surchargées comme au bazar, mais sur 8 étages / plateaux de 500 x 200m. Dans le deuxième on trouve les mêmes marques, beaucoup moins chères, vraisemblablement des contrefaçons. Il ne semble pourtant pas que la cohabitation à quelles enjambées les uns des autres pose problème.

Les thaïlandais sont connectés à Internet 8 heures par jours, le smartphone est partout, bien entendu, y compris dans les mains des moines qui l’utilisent comme tout le monde y compris dans le métro, sans doute pour ne pas trop se faire remarquer.

Après bientôt un mois en Thaïlande et au Cambodge je me suis habitué et ma vision de Bangkok a un peu changé. Je suis surtout frappé par la modernité et le gigantisme, les vieux immeubles sales et moches me paraissent maintenant habitables ou chargés d’histoire, les paquets de câbles électriques à vue, comme une technique alternative de branchement assez courante dans de nombreux pays et les charrettes à bras ou échoppes sur scooter sont des moyens pratiques pour vendre de la nourriture ou préparer dans la rue des petits plats populaires et appétissants. 

Le MOCA (Museum Of Contemporary Arts) est un  magnifique bâtiment et habité par une collection privée, principalement les œuvres des élèves et disciples du professeur Sipa Bhirasri artiste sculpteur et enseignant en art florentin 1892-1962 qui a encouragé toute une génération de jeunes artistes Thaïlandais à développer des formes contemporaines inspirées des écoles européennes du XXème siècle, ancrées dans la culture Thaï.

Le résultat est vraiment impressionnant. Certes souvent inspiré de formes connues, impressionnisme, surréalisme, hyperréalisme ou abstraction conceptuelle, mais avec une qualité artistique, une ambition imaginative, une générosité et une finesse d’exécution exceptionnelles, un vrai bonheur à découvrir.

Nous avons traversé à pieds dans une chaleur étouffante une petite partie de l’immense campus  KU pour Kasetsart Université, la faculté d’éducation qui comporte sa propre école élémentaire, sans doute fréquentée par les élites intellectuelles et le personnels de l’université. 

Un peu plus loin la fac de musique ou plusieurs tubistes répétaient dispersés autours du bâtiment, pendant qu’une vidéo d’étudiants ringarde tournait en boucle sur un écran géant. Plus loin une station de radio et un ensemble d’immeuble d’un broadcast network appartenant à l’université.

Le réseau électrique Thaï est particulièrement visible, il semble même qu’une certaine esthétique du réseau comme lien visible fasse partie de la culture paysagère. Les réseaux 12v solaires dans les habitations isolés, les réseaux haute tension sur les routes et les réseaux de communication, dessinent en Thaïlande une belle variété de tours, de boîtiers et de fils.

La fonction ne semble pas vouloir se cacher, à moins qu’elle soit seulement assumée faute de mieux, comme dans pas mal de pays où le coût des réseaux enterrés est hors d’atteinte, mais il semble plutôt qu’aucune des compagnies privée en concurrence les unes avec les autres ne soit prête à en payer le prix.

Nous sommes partis de Paris il y a maintenant un mois formidable et passons à l’étape suivante de notre périple, en route pour l’Australie avec nos belles nouvelles valises maintenant assorties (merci les amis de l’ENSCi).

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *